En 2025, les petites cylindrées indiennes seront électriques

L'électrique est enfin prit comme une solution impérative à mettre en place pour l'Inde.

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L’un des think-tank les plus influents d’Inde propose l’électrification de ses scooters et rickshaws d’ici 2025. Le pays aux 1 milliards 386 millions d’habitants fait face aux défis grandissants de la transition écologique, comprenant notamment la question de la mobilité dans un territoire à forte densité démographique.

Vers une imposition de l’électrique pour les petites motos

Le deuxième pays le plus peuplé de notre planète est aussi doté du plus gros marché de motocycles au monde. 22 millions de véhicules ont été écoulés 2018 dans le pays, soit 7 fois plus que des automobiles. L’électrique occupe une très faible part de ce marché, mais l’écart pourrait bien se réduire avec rapidité, et devenir majoritaire d’ici 6 à 8 ans. En 2017, les motocycles électriques se sont écoulés à moins de 60’000 unités, contre 126’000 en 2018. En un an, avant même les annonces gouvernementales, le marché Indien a doublé, promettant une forte expansion dans les années à venir. Cette expansion pourrait bien être appuyée par un calendrier d’objectifs relatifs aux transports, que le gouvernement de Modi a initié en 2017. Originellement, le plan était de rendre électrique tout le marché du neuf (tout véhicules compris), mais cet objectif a été vivement rejeté par l’industrie automobile du pays. Alors, le gouvernement et ses proches think-tank cherchent d’autres solutions, plus acceptables par l’industrie.

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La dernière idée en date, en bonne voie d’être appliquée bien qu’elle n’ai pas encore fait l’objet d’une annonce officielle, serait la modification progressive du parc des petits deux-roues et trois-roues de type rickshaw, scooter et motos de moins de 150cm cube. L’objectif pour 2023 : l’ensemble des trois-roues neufs seront électriques, premier étape avant 2025 où toutes les petites cylindrées se devront d’être garanties zéro émission de carbone, sous peine de ne pas être acceptées sur le marché. Les attentes des ministères des industries lourdes, de l’énergie et du transport sont de voir le pourcentage des ventes électriques passer de 1% à 15% en 5 ans.

Une solution ambitieuse, qui fait gronder quelques industries indiennes qui voient là une porte d’entrée facile pour des marques japonaises comme Yamaha et Suzuki, déjà bien implantés dans la fabrication des deux-roues électriques.

Une transition complexe

En matière de transition énergétique, l’Inde s’est dotée de normes similaires aux Euro-5, celles que l’on connaît sur le vieux continent. Pour autant, le gouvernement peine à convaincre ses industries ; face à l’inexistence de politique d’accompagnement des manufactures locales, et face au coût de la mise-à-niveau des services de production et réparation, la réponse des manufacturiers n’est pas d’un accord profond… C’est pourquoi le prochain plan se construit en discussion directe avec les industriels, sur la base du budget de 1,4 milliards de dollars, alloué en Février pour subventionner la consommation des futurs modèles électriques durant les trois prochaines années.

Pour l’heure, c’est le manque de facilité de recharge publique qu réduit les chances d’une croissance rapide des modèles électriques, et augmente la criminalité en forçant quelques utilisateurs a voler l’électricité pour utiliser leur véhicule.

 

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